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Bande-dessinée : Petite maman, de Halim



De retour de Bruxelles, je suis rentrée accompagnée de nombreuses BD (encore un grand merci à la générosité des éditions @dargaud, @dupuis_bd, et @lelombard qui nous ont tout simplement gâté). Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’ai commencé mon immersion « BD-esques » très fort avec ce tome qui m’aura littéralement retourné.

Jeune maman d’une petite fille, j’ai le syndrome typique du parent désormais bouleversé, affolé et traumatisé dès que l’on s’attaque aux enfants, plus particulièrement aux jeunes enfants. Alors comment réagir quand on se retrouve face à l’histoire de Brenda, cette petite fille qui grandit au sein d’un foyer où l’on ne lui souhaite qu’une chose : s’en échapper.

Cette histoire commence comme celle de nombreuses femmes : enceinte très jeune, la mère de Brenda se retrouve à devoir élever sa fille, seule.

« Papa » ayant bien vite fuit les responsabilités et le semblant d’humanité qu’il pouvait lui rester. Mais, à 15 ans, a t-on la maturité de supporter tout ce qui fait un nouveau-né ? Les pleurs, les cris, et les nuits sans sommeil donneront naissance à des gestes interdits, qui ne devraient exister. Se dessine sous nos yeux impuissants le premier cercle d’un enfer qui ne fait que commencer... Le dessin est aussi beau que triste, se composant de couleurs d’une nuance étrange, mélange de bleu, de gris, de vert. Puis, de noir. Il apparaît dans le dessin et dans la vie de cette famille déjà pas comme les autres. Sous la forme d’un homme, d’un père, d’un beau-père, le malheur et la violence contrairement à bien d’autres peuvent frapper deux fois au même endroit...


C’est une œuvre qu’on referme, une boule à l’estomac et la rage au ventre. Incroyablement fort et sensible, Petite maman est publié aux éditions @dargaud

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