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  • Photo du rédacteurLe Club Des Lecteurs

Lundi, c'est musée : 14 !



« Nighthawks », Edward Hopper, 1942.


🌃🗽🍸


S’il y a bien une chose que l’on remarque ces temps-ci, c’est combien la nuit s’installe dans nos quotidiens.

Partenaire particulière de nos journées, présente du lever à notre coucher.

Elle intrigue. Inquiète. Inspire aussi.

Venez, vous ne risquez pas d’oublier celle d’Edward Hopper, illustrée dans son très célèbre tableau « Nighthawks »... Tout est figé.

Bloqué.

Dans l’attente.

Sans bruit.

Le silence est pesant dans cette rue où rien ne prend vie, si ce n’est quelques néons qui éclairent ce vide terrible et cette solitude malsaine qui gagnent la rue.

Et ce bar.

Le « Phillies ».

Quatre personnages s’y trouvent, comme enfermés, derrière ces vitres desquelles ils ne semblent pas pouvoir s’échapper.

Aucune porte pour les rejoindre, les retrouver.

Nous devons nous contenter de les observer.

Les regarder, dans leur ennuie qui peu à peu paraît contagieux.

Ce couple, accoudé, côte à côte mais qui paraissent pourtant si éloignés.

Ils ne se regardent pas. Ne se parlent pas.

Et cet homme de dos ?

Que cherche t-il à noyer dans ces verres qu’il enchaîne aux gorgées des plus amères ?

La « grosse pomme » est une ville qui ne dort jamais, et pourtant, malgré leurs yeux ouverts, leur regard vivant mais vide, ce bar est rempli d’ennui, de vie endormie.

Edward Hopper exprime ici tout le paradoxe des grandes villes américaines qui, dans leur tumulte infernal, nous plonge parfois dans une solitude de plus en plus profonde.

Un mal-être dont on ne saurait sortir.

C’est glauque, lugubre quelque part, et pourtant si fascinant.

Comme une scène de cinéma qu’on ne cesserait de vouloir revoir.


Et vous, ça vous inspire quoi ? 🌃🗽

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