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Lundi, c'est musée ! : 2




« La nuit étoilée », Vincent Van Gogh, 1889.


Vous n’avez pas pu y échapper : aujourd’hui, c’est la rentrée ! À cette occasion, focus sur un tableau qu’on ne présente plus, d’un des artistes les plus connus et étudiés : bienvenue dans « La nuit étoilée » de Vincent Van Gogh ✨.

Véritable génie torturé, dès le plus jeune âge Vincent est un homme fragile. Abîmé. Habité par ses nombreux démons aux facettes des plus imprévisibles. Comme une malédiction aurait frappé, ses maux ne lui laisseront aucun répit. Son caractère lunatique et agité le plonge dans une solitude et une incompréhension dont il ne sortira véritablement jamais.

En 1888, Vincent, que les crises de folies et de démences n’épargnent pas, invite le célèbre Paul Gaugin, lui aussi peintre, à le rejoindre dans sa maison, à Arles. Ils souhaitent partager leur quotidien, leurs découvertes et leurs recherches artistiques. Une communauté utopique dans laquelle l’art primerait. La cohabitation tourne court. À peine deux mois plus tard, les deux hommes se disputent. Violemment. Rasoir à la main et folie dans les yeux, Van Gogh menace Paul Gaugin, obligeant ce dernier à prendre la fuite dans une peur et un bouleversement terrible. Vincent ne s’arrête pas là. Sa folie est nourrit. Elle dévore les limites. Le coup est vif, déterminé, décidé. L’homme vient de se trancher l’oreille gauche.

Dès le lendemain, pour sa sécurité et celle des autres, le peintre est admis à l’hôpital. Les mois suivants seront longs, nourrit d’un désespoir certain. Désormais, Vincent fait peur. En ville, une pétition circule demandant son internement. La police est prévenue, elle enquête. Dans un rapport, elle indique la dangerosité que l’individu représente pour la sécurité publique. L’asile n’est plus qu’à quelques pas...


Et c’est depuis celui de Saint-Rémy de Provence qu’il peint « La nuit étoilée ». Comme sa propre vie, ce ciel est mouvementé. Chaotique. Rempli de contradictions. Dominé de bleu, couleur de la sérénité, et de jaune, couleur de la gaité ; c’est pourtant une impression sublime mais terrifiante qui se dégage de l’œuvre. Une violence sans nom où la psychologie torturée de Vincent se ressent dans les moindres détails. Fou et lucide. Les étoiles tourbillonnent, comme des spirales infernales, elles se referment sur elles-mêmes, noyant tout espoir, toute ouverture. Aucune aide n’est plus utile, comme ci la triste fin était déjà connue. Prévisible. Peinte et délivrée aux yeux de tous. Au premier plan se dresse un arbre, un cyprès. Il tournoie, telles des flammes. Cet arbre, présent dans les cimetières, est-il le symbole d’une mort certaine ? Cette mort qui amènerait, enfin, l’homme à la paix ? Délivrerait la lumière, celle qui se cache ici dans le ciel, en opposition à la terre, au village, sombre et dangereux. Tapi dans l’ombre.

Reflet d’une âme complexe et torturée, on prête à « La nuit étoilée » une connotation morbide. Pour cause : près d’un an plus tard, Vincent Van Gogh mettra fin à ses jours, laissant derrière lui autant de talents et d’œuvres, que de questions et de mystères. 🌌✨


Vous connaissiez cette histoire ?

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