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Lundi, c'est musée ! : 3


« Les trois âges de la femme », Gustav Klimt, 1905.


On reconnaît d’un coup d’œil le style si particulier, unique, du célèbre peintre autrichien Gustav Klimt. De nombreuses couleurs, du dorée à profusion, une atmosphère quasi magique, toujours envoûtante, et bien sûr, des femmes. Des femmes qu’il a aimé, toute sa vie. De maîtresses en amantes, elles furent toujours partie intégrante de son quotidien. C’est comme ça : Gustav aime les femmes. Alors, il les peints.

Belles, nues, charmantes, provocantes. Désirées et désirables. Il met sur la toile ces visages, ces corps, ces poitrines, ces hanches. Tout en beauté, au nom de l’art, la femme est sublimée. Glorifiée. Les femmes aiment et sont aimées. Elles sont libres, nues, elles osent. Devant lui, ses modèles aussi. La haute bourgeoisie se déshabille à l’abri des regards, dans son atelier de Vienne. Gustav est demandeur ; des poses suggestives, sensuelles, sexuelles. Provocatrices. Une féminité nouvelle. Révolutionnaire. Nous sommes au début du XXème siècle et l’image de la femme se trouve ébranlée par certains mouvements, certaines envies, de libération, d’émancipation, et de mœurs. La société se transforme, les femmes aussi.

De transformation, il est question dans ce tableau. Dans ce cycle naturel où Gustav Klimt porte un regard lucide et franc sur ce qu’il a toujours tant aimé : le corps féminin. Le corps finalement si fragile. Marqué par le temps. Le corps qui se modifie, se creuse, se plie, s’affaisse. Jusqu’au point de ne plus vouloir le voir, comme cette dame d’un âge certain sur la gauche du tableau ? Ou préfère t-elle se cacher les yeux devant l’innocence et la beauté qui trônent, fièrement, devant elle ? Veut-elle ne plus voir cette naïveté, cette candeur, elle qui a vécu, elle qui sait désormais ?


La mère et l’enfant apparaissent soudés, à part. Ils ne sont pas encore touchés par le poids de cette vie. Ce poids qui vous fait plier, courber le dos. Toutes les trois semblent pourtant protégées, enfermées dans ces formes colorées stylisées qui s’opposent à ce fond noir. Ce fond vide. Ce silence. Cette mort. Inévitable. Vers laquelle nous nous dirigeons tous. La sérénité dure un temps, tout comme la jeunesse. La vie, elle, n’est pas immortelle : c’est un recommencement. Un cycle. Le cycle de la vie. 🎇💛🍑


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